Les meilleures aides techniques pour vivre seul chez soi

Les meilleures aides techniques pour vivre seul chez soi

Publié le · Mis à jour le · Par la rédaction Sécurité Senior

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Continuer à vivre chez soi est un souhait important pour de nombreuses personnes lorsqu’elles avancent en âge. Mais certains gestes autrefois anodins peuvent progressivement demander davantage d’efforts : se relever, enfiler ses chaussures, attraper un objet tombé au sol, préparer ses médicaments ou encore se déplacer la nuit.

Il n’est pas toujours nécessaire de transformer entièrement le logement pour autant. De nombreuses aides techniques pour seniors sont conçues pour faciliter précisément ces petites difficultés du quotidien.

Certaines sont extrêmement simples, comme un chausse-pied long ou une pince attrape-objet. D’autres font appel à la technologie, comme la téléassistance, l’éclairage automatique ou les détecteurs connectés.

Le portail officiel Pour les personnes âgées rappelle d’ailleurs que le matériel adapté peut faciliter les déplacements, les repas, la médication, l’habillage, l’hygiène ou encore la communication. Ces équipements contribuent à préserver l’autonomie et peuvent également participer à la prévention de certains accidents domestiques.

Voici les principales solutions à connaître lorsqu’une personne âgée souhaite continuer à vivre seule chez elle dans de bonnes conditions.

La pince attrape-objet pour éviter de se baisser inutilement

Un objet tombe derrière un meuble. Une chaussette reste au fond de la machine à laver. Une boîte se trouve sur une étagère difficile à atteindre.

Ces petites situations peuvent devenir agaçantes lorsqu’il est plus difficile de se pencher ou de tendre le bras.

La pince attrape-objet, également appelée pince de préhension, prolonge simplement la portée du bras. Une poignée commande deux mâchoires situées à l’autre extrémité.

Elle permet de récupérer de nombreux objets légers sans avoir à se baisser fortement.

Pour un senior, choisissez de préférence un modèle léger avec une gâchette facile à presser et une pince suffisamment précise.

Attention toutefois : une pince attrape-objet ne doit pas servir à récupérer des objets lourds ou dangereux placés en hauteur. L’objectif est de simplifier les gestes, pas d’encourager des manipulations risquées.

Le chausse-pied long pour enfiler ses chaussures plus facilement

Se chausser oblige normalement à atteindre son talon. Lorsque la souplesse diminue, ce geste peut devenir inconfortable.

Le chausse-pied long pour senior permet de guider le pied dans la chaussure avec un manche suffisamment long pour limiter la flexion du buste.

C’est probablement l’une des aides techniques les plus simples à adopter.

L’idéal est de l’utiliser assis sur une chaise ou un banc stable placé près des chaussures.

Il peut également être associé à un enfile-chaussettes ou un enfile-bas lorsque l’ensemble de l’habillage des pieds devient difficile.

L’enfile-bas pour continuer à s’habiller seul

Mettre ses chaussettes demande encore plus de souplesse que mettre ses chaussures.

L’enfile-bas est conçu pour faciliter cette étape. La chaussette est positionnée sur un support, puis des poignées ou des sangles permettent de la faire glisser sur le pied en limitant le besoin de se pencher.

Le portail officiel consacré à l’autonomie des personnes âgées classe d’ailleurs les enfile-bas et les pinces à long manche parmi les aides techniques à l’habillage.

Ces accessoires peuvent sembler très simples, mais ils répondent à un objectif essentiel : permettre à la personne de continuer à réaliser elle-même les gestes qu’elle est encore capable d’accomplir.

Le pilulier pour mieux organiser les médicaments

Lorsqu’un traitement comprend plusieurs médicaments pris à différents moments de la journée, l’organisation peut rapidement devenir complexe.

Le pilulier semainier permet de préparer les prises à l’avance dans des compartiments correspondant aux différents jours et, selon les modèles, aux moments de la journée.

Il ne remplace évidemment ni l’ordonnance ni les conseils du médecin ou du pharmacien. Son rôle est organisationnel.

Pour une personne âgée, recherchez des compartiments suffisamment grands, des inscriptions très lisibles et des couvercles faciles à manipuler.

Il existe également des piluliers électroniques capables de produire des rappels. Ils peuvent convenir dans certaines situations, à condition que leur fonctionnement reste suffisamment simple.

En cas de doute sur la préparation ou la prise des médicaments, il est préférable d’en parler au pharmacien plutôt que de mettre en place seul une organisation susceptible de créer des erreurs.

Les barres d’appui dans les endroits stratégiques

Les aides techniques ne sont pas toutes des objets que l’on peut déplacer.

Une barre d’appui correctement installée peut fournir un point de soutien dans certaines zones où les mouvements sont plus difficiles.

La salle de bains est évidemment l’un des endroits auxquels on pense en premier, notamment près de la douche ou des toilettes.

Mais attention à ne pas installer une barre au hasard. Son emplacement, sa hauteur et sa fixation doivent correspondre aux mouvements de la personne et au support mural.

Les ventouses peuvent sembler pratiques, mais pour un véritable appui, mieux vaut privilégier une solution dont la fixation est adaptée à l’usage prévu.

Les barres d’appui font partie des équipements pouvant, dans certaines situations, être intégrés aux dispositifs d’aide au maintien à domicile.

Un siège de douche pour sécuriser la toilette

Rester debout sous la douche demande équilibre et endurance.

Lorsque cela devient fatigant, un siège ou une chaise de douche peut permettre de réaliser une partie de la toilette en position assise.

Il faut choisir un modèle spécifiquement conçu pour cet environnement : pieds antidérapants, bonne stabilité et matériaux adaptés à l’humidité.

Selon la configuration de la salle de bains, un siège rabattable fixé au mur peut également être envisagé.

L’installation doit cependant être adaptée au logement et aux capacités de la personne. Lorsque les difficultés deviennent importantes, les conseils d’un ergothérapeute peuvent être particulièrement utiles.

Le rehausseur de WC pour faciliter l’assise et le relevage

Plus une assise est basse, plus le mouvement nécessaire pour se relever est important.

Pour une personne ayant des difficultés au niveau des jambes ou des articulations, les toilettes peuvent donc devenir inconfortables à utiliser.

Un rehausseur de WC augmente la hauteur de l’assise afin de limiter l’amplitude nécessaire pour s’asseoir et se relever.

Certains modèles disposent également d’accoudoirs.

Le portail officiel Pour les personnes âgées cite le rehausseur de WC parmi les équipements d’aide à l’hygiène pouvant faciliter le quotidien.

La hauteur doit toutefois être choisie correctement : un modèle trop haut peut lui aussi devenir inconfortable.

L’éclairage automatique pour mieux circuler la nuit

Se lever la nuit pour aller aux toilettes est une situation particulièrement courante.

Le problème apparaît lorsque le trajet se fait dans l’obscurité.

Une solution simple consiste à installer des éclairages à détection de mouvement dans les zones de passage : chambre, couloir ou entrée de la salle de bains.

La lumière s’allume automatiquement lorsque la personne se déplace.

Ameli recommande notamment de bien éclairer les endroits où l’on circule et de supprimer les zones d’ombre dans le cadre de la prévention des chutes chez les personnes âgées.

Il existe aujourd’hui de petites veilleuses à détection faciles à installer, mais aussi des systèmes intégrés plus complets.

L’éclairage doit rester suffisamment doux pour ne pas éblouir une personne qui vient de se réveiller.

La téléassistance pour pouvoir appeler quelqu’un en cas de problème

Vivre seul signifie également devoir anticiper les situations dans lesquelles on ne peut pas facilement atteindre son téléphone.

La téléassistance repose généralement sur un dispositif porté sur soi, sous forme de pendentif ou de bracelet, associé à un service d’assistance.

En cas de problème, la personne peut déclencher une alerte.

Ce type de solution peut être particulièrement intéressant lorsqu’une chute ou un malaise rend impossible l’accès au téléphone.

La téléassistance fait partie des prestations pouvant être intégrées à certains dispositifs d’aide au maintien à domicile, notamment dans le cadre de l’APA selon la situation de la personne.

Penser à porter réellement le dispositif

Un bouton d’alerte posé sur la table n’est pas très utile si la chute survient dans la salle de bains.

Avant de choisir un système, il faut donc réfléchir à son utilisation réelle : le dispositif est-il confortable ? Peut-il être porté sous la douche si cela est prévu par le fabricant ? La personne acceptera-t-elle de le garder sur elle ?

Une technologie de sécurité n’est efficace que si elle s’intègre naturellement dans le quotidien.

Le déambulateur ou la canne lorsque les déplacements deviennent moins sûrs

Une aide à la marche ne doit pas être choisie uniquement parce qu’elle « semble adaptée aux seniors ».

Canne, déambulateur et rollator répondent à des besoins différents.

Le portail officiel consacré aux personnes âgées les classe parmi les aides techniques destinées aux déplacements.

Le réglage est particulièrement important. Une canne utilisée à une mauvaise hauteur ou un déambulateur inadapté peut créer une mauvaise posture.

Lorsqu’une personne commence à rencontrer de réelles difficultés de marche ou d’équilibre, mieux vaut demander conseil à un professionnel de santé pour choisir et régler l’équipement correctement.

Le chariot à roulettes pour transporter sans tout porter

Déplacer une pile de linge, plusieurs bouteilles ou différents objets d’une pièce à l’autre peut devenir pénible.

Un petit chariot à roulettes permet de déplacer plusieurs objets en une seule fois en limitant le port de charges.

Dans une cuisine, une desserte stable peut également servir à transporter un repas entre le plan de travail et la table.

Mais tous les chariots ne conviennent pas à une personne âgée. Il faut vérifier leur stabilité, la facilité avec laquelle les roues se déplacent et l’absence de risque qu’ils deviennent eux-mêmes un obstacle dans les zones de circulation.

Un chariot ne doit pas non plus être utilisé comme déambulateur s’il n’a pas été conçu pour cet usage.

Le sac de courses à roulettes pour préserver son énergie à l’extérieur

Le même principe peut être appliqué aux courses.

Un sac de courses à roulettes, souvent appelé caddie de courses, évite de porter plusieurs sacs lourds à bout de bras.

Pour une personne qui continue à faire ses achats à pied dans les commerces du quartier, il peut rendre les déplacements beaucoup plus confortables.

Privilégiez de grandes roues lorsque les trottoirs sont irréguliers, une poignée confortable et un poids à vide raisonnable.

Il existe également des modèles conçus pour franchir plus facilement certaines marches.

Les loupes éclairantes et lampes de lecture

Une bonne autonomie passe aussi par la possibilité de continuer à lire les informations du quotidien : courrier, facture, notice, étiquette ou date de péremption.

Une loupe éclairante combine grossissement et lumière pour les petits caractères.

Lorsque le problème vient principalement d’un manque de luminosité, une lampe de lecture orientable peut être suffisante.

Le portail Pour les personnes âgées mentionne notamment les loupes éclairantes parmi les aides techniques pouvant faciliter les loisirs et les activités quotidiennes.

Une baisse de vision importante ou récente doit toutefois conduire à consulter un professionnel de la vision plutôt qu’à simplement augmenter le grossissement.

Le téléphone simplifié pour rester facilement joignable

Un smartphone récent peut offrir énormément de fonctions, mais cette richesse devient parfois un obstacle lorsque l’on souhaite simplement téléphoner.

Un téléphone destiné à un senior peut privilégier de grandes touches, un écran lisible, un volume sonore adapté et quelques contacts facilement accessibles.

Certains modèles permettent d’associer une photo à chaque contact ou disposent d’un bouton d’appel rapide.

L’objectif n’est pas nécessairement de remplacer le téléphone actuel. Si la personne utilise déjà parfaitement son smartphone, il n’y a aucune raison de lui imposer un appareil « senior ».

L’équipement doit répondre à une difficulté existante, pas à l’âge inscrit sur une carte d’identité.

Les détecteurs pour surveiller discrètement le logement

Certaines aides techniques fonctionnent sans nécessiter aucune action quotidienne.

C’est notamment le cas des détecteurs de fumée, détecteurs de monoxyde de carbone lorsque la situation le justifie, ou détecteurs de fuite d’eau.

Les modèles connectés peuvent, selon leur fonctionnement, envoyer certaines alertes vers un smartphone.

Cette possibilité est intéressante pour une personne vivant seule et ses proches, à condition qu’elle soit mise en place avec son accord.

L’objectif est de surveiller un risque dans le logement, pas de surveiller la personne.

Comment choisir les bonnes aides techniques pour un senior ?

L'erreur serait d'acheter une longue liste d'accessoires simplement parce qu'une personne vieillit.

Commencez plutôt par observer les gestes qui lui posent réellement problème.

A-t-elle du mal à atteindre ses pieds ? Un chausse-pied long ou un enfile-bas est pertinent.

Se déplace-t-elle difficilement la nuit ? Travaillez d'abord sur l'éclairage et les obstacles.

A-t-elle peur de ne pas pouvoir appeler quelqu'un après une chute ? La téléassistance mérite d'être étudiée.

Oublie-t-elle régulièrement où elle a rangé certains objets ? Une meilleure organisation du logement peut parfois être plus utile qu'un appareil électronique.

Cette approche évite d'encombrer la maison avec du matériel finalement inutilisé.

L’ergothérapeute peut aider à trouver les solutions adaptées

Lorsque les difficultés deviennent multiples, faire évaluer le logement peut être très utile.

L’ergothérapeute analyse les gestes réalisés par la personne dans son environnement réel et peut proposer des équipements ou des aménagements adaptés.

Cette approche est particulièrement intéressante lorsque l’on hésite sur la hauteur d’une barre d’appui, le choix d’une aide à la marche ou l’organisation d’une salle de bains.

Plutôt que de partir du produit, on part alors des capacités, des habitudes et du logement de la personne.

Des aides financières peuvent-elles financer ces équipements ?

Dans certaines situations, oui.

L’APA à domicile peut notamment contribuer au financement de certaines dépenses inscrites dans un plan d’aide personnalisé : matériel comme les barres d’appui, chemins lumineux, aides techniques pour l’habillage ou l’alimentation, téléassistance et certains travaux d’adaptation du logement. Elle concerne les personnes de 60 ans ou plus dont la perte d’autonomie est évaluée en GIR 1 à 4.

Les caisses de retraite peuvent également proposer, selon la situation, des aides pour certains équipements ou services.

Pour des travaux plus importants d’adaptation du logement, d’autres dispositifs existent également, dont MaPrimeAdapt’ sous conditions.

Avant une dépense importante, il est donc utile de vérifier les aides auxquelles la personne peut prétendre.

Les meilleures aides sont celles que la personne utilise vraiment

Il n'existe finalement pas de liste universelle des équipements indispensables pour vivre seul lorsqu'on avance en âge.

Une personne peut avoir besoin d'une simple pince attrape-objet et rester parfaitement autonome pour tout le reste. Une autre appréciera un siège de douche, un pilulier, un éclairage automatique et une téléassistance.

L'important est de rechercher le bon équilibre entre sécurité, confort et autonomie.

Commencez par les difficultés concrètes rencontrées au quotidien, choisissez les solutions les plus simples capables d'y répondre et impliquez toujours la personne concernée dans les décisions.

Car une aide technique n'a pas vocation à rappeler constamment à quelqu'un son âge ou ses difficultés. Bien choisie, elle doit au contraire presque se faire oublier.

Un chausse-pied qui évite de se pencher, une lumière qui s'allume au bon moment ou un bouton permettant d'appeler de l'aide peuvent sembler être de petits changements. Ensemble, ces solutions peuvent contribuer à rendre le logement plus facile à vivre et mieux adapté à une personne qui souhaite continuer à vivre seule chez elle.

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