
Après une opération de la hanche : quels accessoires peuvent faciliter le quotidien à la maison ?
Publié le · Mis à jour le · Par la rédaction Sécurité Senior
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Sommaire
Après une opération de la hanche, les accessoires les plus utiles sont généralement une aide à la marche adaptée, un siège de douche, un rehausseur de toilettes, une pince de préhension et des aides pour s’habiller sans se pencher. Leur choix dépend toutefois des consignes du chirurgien, de l’appui autorisé sur la jambe opérée et de l’aménagement du logement.
Voici comment équiper chaque pièce, sécuriser les déplacements et éviter les achats inadaptés. L’objectif est de faciliter la récupération tout en laissant la personne accomplir elle-même ce qu’elle peut faire sans risque.
Avant tout achat, quelles consignes faut-il connaître ?
Les accessoires doivent respecter les mouvements autorisés après l’intervention, qui ne sont pas identiques pour toutes les personnes.
Avant le retour à domicile, demandez à l’équipe soignante de préciser :
- Quel appui est autorisé sur la jambe opérée.
- Quelle aide à la marche utiliser : déambulateur, cadre de marche, béquilles ou canne.
- Quels mouvements doivent être temporairement évités.
- Quelle hauteur d’assise convient pour les chaises, le lit et les toilettes.
- Comment entrer dans la douche, s’habiller et monter un escalier.
- Quand et comment reprendre les activités habituelles.
Selon la technique opératoire et la situation de la personne, l’équipe peut déconseiller certains mouvements, comme croiser les jambes, pivoter brusquement ou fléchir fortement la hanche. N’appliquez pas automatiquement les consignes données à un autre patient.
Un ergothérapeute peut observer les gestes du quotidien et recommander le matériel le mieux adapté. Le kinésithérapeute intervient plutôt sur la marche, les transferts et les exercices prescrits. En cas de doute, le chirurgien ou le médecin traitant reste l’interlocuteur de référence.
Quelle aide à la marche choisir après une opération de la hanche ?
L’aide à la marche doit être prescrite ou validée par un professionnel, puis réglée à la taille de la personne.
Le bon équipement dépend de l’équilibre, de la force dans les bras, du niveau d’appui autorisé et de la configuration du domicile.
Ce tableau résume les usages habituels, sans remplacer l’évaluation d’un kinésithérapeute.
| Aide à la marche | Usage possible | Atout principal | Point de vigilance |
|---|---|---|---|
| Cadre de marche | Premiers déplacements | Appui très stable | Doit être soulevé |
| Déambulateur à roues | Marche plus fluide | Moins d’effort des bras | Freinage et encombrement |
| Deux béquilles | Appui à limiter | Bonne répartition de l’effort | Coordination nécessaire |
| Une canne | Étape de récupération | Peu encombrante | Côté d’utilisation à valider |
Le réglage compte autant que le modèle. Une aide trop haute fait remonter les épaules ; trop basse, elle oblige à se pencher. Le professionnel vérifie aussi la manière de se lever, de tourner et de franchir un seuil.
Avant le retour, contrôlez les points suivants :
- les embouts ne sont pas usés ;
- les poignées sont faciles à saisir ;
- les freins fonctionnent, si l’équipement en possède ;
- le passage entre les meubles est assez large ;
- les fils électriques et tapis ne gênent pas la marche ;
- une seconde aide est prévue si le logement comporte plusieurs niveaux et que son transport dans l’escalier est dangereux.
La canne ne doit pas être choisie uniquement parce qu’elle est plus discrète. Elle apporte moins de stabilité qu’un cadre ou un déambulateur. Le passage d’une aide à une autre doit suivre les progrès constatés par le kinésithérapeute.
Comment faciliter le lever du lit et des fauteuils ?
Une assise suffisamment haute, ferme et stable réduit l’effort nécessaire pour se relever et limite la flexion de la hanche.
Privilégiez un fauteuil avec :
- une assise ferme qui ne s’enfonce pas ;
- des accoudoirs solides ;
- un dossier stable ;
- une hauteur permettant de poser les pieds au sol ;
- assez d’espace devant pour placer l’aide à la marche.
Évitez les canapés bas, les fauteuils très mous, les poufs et les sièges à roulettes. Un coussin ferme peut parfois rehausser une assise, mais il ne doit ni glisser ni basculer. Les empilements de coussins sont instables.
Pour le lit, la personne doit idéalement pouvoir s’asseoir au bord sans se laisser tomber et sans avoir à se hisser. Des rehausseurs conçus pour le mobilier peuvent être envisagés si le lit est trop bas, à condition d’être compatibles avec ses pieds et correctement installés. Une barre de lit peut aider certaines personnes, mais elle doit être choisie avec un ergothérapeute afin d’éviter un coincement ou un appui instable.
Pour comparer les solutions possibles, consultez aussi notre guide sur les aides pour se lever du lit.
Quels accessoires installer dans les toilettes et la salle de bain ?
Le rehausseur de toilettes et le siège de douche sont souvent les deux équipements les plus utiles dans les pièces d’eau.
Pour les toilettes
Un rehausseur de toilettes augmente la hauteur d’assise. Certains modèles comportent des accoudoirs ; d’autres peuvent être associés à un cadre de toilettes indépendant.
Vérifiez :
- la compatibilité avec la cuvette ;
- la stabilité une fois fixé ;
- la hauteur conseillée par l’équipe soignante ;
- la présence d’accoudoirs si la personne manque de force ;
- la facilité de nettoyage.
La personne ne doit pas tirer sur un porte-serviettes, un lavabo ou une poignée de porte pour se relever. Ces éléments ne sont pas conçus pour supporter le poids du corps.
Pour la douche
Un siège de douche stable permet de se laver sans rester longtemps debout. Selon l’espace disponible, il peut s’agir d’un tabouret, d’une chaise avec dossier ou d’un siège mural posé par un professionnel.
Complétez si nécessaire avec :
- une douchette à main ;
- un tapis ou des bandes antidérapantes adaptés ;
- une éponge à long manche ;
- un distributeur de savon accessible ;
- une barre d’appui correctement fixée au mur.
Une barre à ventouses peut donner une fausse impression de sécurité : elle risque de se décoller et ne remplace pas une fixation solide. Si des travaux sont nécessaires, faites vérifier le support mural et la fixation. Retrouvez d’autres solutions dans notre article consacré à la salle de bain senior sans travaux.
Comment s’habiller sans se pencher ni forcer sur la hanche ?
Des accessoires à long manche permettent de rester autonome tout en limitant les flexions difficiles.
Le kit réellement utile peut comprendre :
- une pince de préhension pour attraper un vêtement ou un objet léger ;
- un enfile-chaussettes ;
- un chausse-pied long ;
- un crochet ou une tige d’habillage ;
- des lacets élastiques ou des chaussures faciles à fermer ;
- une éponge à long manche pour la toilette.
Pour s’habiller, il est plus sûr de s’asseoir sur une chaise stable que de tenir en équilibre sur une jambe. L’équipe soignante peut montrer dans quel ordre enfiler et retirer les vêtements selon le côté opéré.
L’enfile-bas et enfile-chaussettes peut être particulièrement utile lorsque se pencher vers les pieds est déconseillé. Les vêtements amples et les chaussures fermées, stables et antidérapantes simplifient également les premiers temps.
Comment aménager le logement pour circuler sans risque ?
Un passage dégagé et bien éclairé protège souvent davantage qu’une accumulation d’équipements.
Avant le retour à la maison, faites un parcours réel entre le lit, les toilettes, la salle de bain et le fauteuil.
Check-list de préparation
- Retirer les tapis non fixés et les descentes de lit glissantes.
- Écarter les tables basses, repose-pieds et plantes placés dans le passage.
- Fixer ou déplacer les câbles électriques.
- Prévoir un éclairage accessible depuis le lit.
- Ajouter une veilleuse ou un éclairage automatique sur le trajet nocturne.
- Ranger les objets courants entre la hauteur des genoux et celle des épaules.
- Éviter de porter des objets en marchant avec des béquilles ou un cadre.
- Prévoir un sac adapté au déambulateur si le professionnel le juge compatible.
- Placer un téléphone facilement accessible.
- Vérifier que les animaux domestiques ne peuvent pas surgir sous les pieds.
Dans un logement à étage, organisez si possible les activités essentielles sur un même niveau pendant la période où les escaliers sont difficiles. Si ce n’est pas possible, le kinésithérapeute doit montrer la technique adaptée. Ne transportez pas un déambulateur dans l’escalier tout en vous appuyant dessus.
Quelles erreurs fréquentes faut-il éviter ?
Un équipement mal choisi ou mal installé peut compliquer les gestes au lieu de les sécuriser.
Les erreurs les plus courantes sont :
- Acheter sans connaître les consignes de sortie. La hauteur ou le type de matériel peut ne pas convenir.
- Choisir une aide à la marche trop tôt ou trop légère. Une canne n’offre pas la stabilité d’un déambulateur.
- Utiliser un fauteuil à roulettes pour se relever. Il peut partir en arrière.
- S’appuyer sur des meubles mobiles. Une chaise légère ou une table de chevet peut basculer.
- Empiler des coussins. Ils glissent et réduisent la stabilité.
- Conserver les tapis “par habitude”. Leur bord peut accrocher une béquille ou un pied.
- Installer une barre d’appui sans vérifier le mur. Une fixation inadéquate peut céder.
- Faire à la place de la personne sans nécessité. Il vaut mieux sécuriser le geste et respecter son rythme.
Un proche aidant peut préparer le logement, mettre les objets à portée et accompagner les premiers essais. Il ne doit toutefois pas improviser une technique de transfert en tirant la personne par les bras. Un professionnel peut montrer comment aider sans se blesser ni déséquilibrer la personne opérée.
À qui demander conseil et quelles aides solliciter ?
Le matériel peut être conseillé, prêté, loué ou acheté selon sa durée d’utilisation et les besoins de la personne.
Adressez-vous en priorité :
- au service hospitalier avant la sortie ;
- au médecin traitant ;
- au kinésithérapeute ;
- à un ergothérapeute ;
- au pharmacien ou à un fournisseur de matériel médical ;
- au service social de l’établissement ou de la commune.
Certaines aides techniques peuvent faire l’objet d’une prescription ou d’une prise en charge selon la situation. Des dispositifs liés à l’autonomie, à l’adaptation du logement, à la caisse de retraite ou à la complémentaire santé peuvent aussi intervenir. Renseignez-vous auprès de l’organisme concerné, du CCAS de la commune, ou sur les sites officiels service-public.fr et pour-les-personnes-agees.gouv.fr. Vérifiez toujours les règles applicables avant l’achat ou le début de travaux.
Questions fréquentes
Combien de temps faut-il utiliser un rehausseur de toilettes ?
La durée dépend de l’intervention, de la récupération et des consignes du chirurgien. Gardez-le tant que s’asseoir sur des toilettes ordinaires oblige à descendre trop bas ou provoque un mouvement déconseillé. Demandez une validation avant de le retirer.
Peut-on dormir sur le côté après l’opération de la hanche ?
Cela dépend du côté opéré, de la technique chirurgicale et de l’évolution de la cicatrisation. Le chirurgien ou l’équipe de rééducation doit préciser les positions autorisées et l’éventuelle utilisation d’un coussin entre les jambes. Ne forcez pas une position douloureuse.
Une pince de préhension peut-elle servir d’appui ?
Non. Elle sert uniquement à saisir des objets légers sans se pencher. Elle ne doit jamais remplacer une canne, une barre d’appui ou une aide à la marche.
Faut-il louer ou acheter les accessoires ?
La location peut convenir à certains matériels utilisés temporairement, tandis que les petits accessoires personnels sont souvent destinés à un usage durable. Comparez la durée prévue, l’entretien, les réglages et les conditions de prise en charge avec le pharmacien ou le fournisseur.
Peut-on rester seul au retour de l’hôpital ?
Cela dépend de l’autonomie, du logement, de la capacité à se lever et à marcher, ainsi que des consignes de sortie. L’équipe hospitalière peut évaluer le besoin d’un proche, de soins à domicile, d’aide pour les repas ou d’un séjour de rééducation. Cette organisation doit être anticipée avant la sortie.
Les actions à mettre en place dès maintenant
Commencez par sécuriser les gestes indispensables plutôt que d’acheter de nombreux accessoires.
- Notez les consignes du chirurgien concernant l’appui, les mouvements et les escaliers.
- Faites régler l’aide à la marche par un kinésithérapeute.
- Dégagez le trajet entre le lit, les toilettes et la pièce de vie.
- Préparez un fauteuil ferme avec accoudoirs et une assise à bonne hauteur.
- Installez, si nécessaire, un rehausseur de toilettes et un siège de douche stable.
- Placez une pince de préhension, un chausse-pied long et les objets courants à portée.
- Testez chaque équipement avec la personne, sans précipitation, en respectant ses choix et les recommandations de l’équipe soignante.





